Salle de presse

« Une grossesse sans alcool, c’est l’affaire de tous ! » - Les CPAM du Nord-Pas de Calais, la MSA, le RSI et l’Agence Régionale de Santé Nord-Pas de Calais se mobilisent contre l’alcoolisation fœtale.

S’il est désormais largement admis que l’absorption excessive d’alcool durant la grossesse est hautement nocive pour le bébé, le risque reste moins perçu en ce qui concerne une consommation occasionnelle et en faible quantité. Et pourtant il existe. Il est impossible aujourd’hui de définir un seuil en-dessous duquel la prise d’alcool de la femme enceinte est sans conséquence. Le principe de précaution « Zéro alcool pendant la grossesse » prévaut donc. 

Afin d’informer le plus large public possible, l’Assurance Maladie, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nord-Pas de Calais et leurs partenaires se mobilisent autour d’une campagne régionale « Une grossesse sans alcool, c’est l’affaire de tous ! ». L’enjeu : sensibiliser les femmes enceintes, mais aussi leur entourage, afin de faire évoluer les comportements autour de l’alcool pendant la grossesse, notamment à l’approche des fêtes de fin d’année.

L’alcoolisation fœtale : première cause non génétique du handicap mental chez l’enfant
Retard du développement de l’enfant, retard mental, difficultés d’apprentissage, troubles du langage, manque d’attention, hyperactivité… les dommages causés sur le cerveau de l’enfant par une alcoolisation fœtale sont permanents et irréversibles.

Le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) est l’atteinte la plus grave découlant de l’exposition  prénatale à l’alcool. Si ces symptômes sont de mieux en mieux connus du grand public – retard de croissance, anomalies du crâne et des traits faciaux, atteinte du système nerveux central – la consommation d’alcool durant la grossesse peut également provoquer d’autres troubles du comportement plus ou moins importants que l’on appelle les « effets de l’alcoolisation fœtale » (EAF). Ces EAF, qui touchent trois fois plus d’enfants que le SAF avec des séquelles pouvant se révéler importantes à long terme, sont moins visibles à la naissance mais apparaissent progressivement dans le temps. Le diagnostic, parfois fait tardivement, retarde la mise en place des soins et de l’accompagnement indispensable de l’enfant, notamment dans le cadre de sa scolarité.

Un verre évité, une fonction préservée
En France, les données du Baromètre Santé 2010 de l’INPES indiquent que 32% des femmes enceintes conservent une consommation occasionnelle d’alcool, 3% déclarant boire chaque semaine.

Il est aujourd’hui impossible de définir un seuil de risques. Si en recherche clinique, les premières anomalies sont visibles à partir d’une consommation quotidienne de deux verres d’alcool, cela n’élimine pas les risques liés à une consommation moindre. L’alcool est toxique pour les cellules du cortex cérébral quels que soient le moment et la quantité. Un risque de déficit de ces cellules est donc réel, même en cas de consommation occasionnelle ou modérée.

Cependant, s’il n’est pas possible de remédier aux dégâts déjà engendrés, l’arrêt de la consommation d’alcool à n’importe quel moment de la grossesse entraîne l’arrêt de ses méfaits sur le fœtus.

Une campagne de sensibilisation orchestrée par la CPAM des Flandres et l’ARS Nord-Pas de Calais
Depuis 2007, l’Assurance Maladie, la MSA et le RSI, rejoints par l’ARS en 2010, se mobilisent dans le Nord-Pas-de-Calais pour mettre en place de la prévention primaire et de l’éducation à la santé afin de renforcer l’action menée par les professionnels de santé et de nombreux partenaires tels que l’ANPAA 59-62, Eclat-GRAA, les réseaux de santé périnatals…

Au dernier trimestre 2015, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie des Flandres et l’Agence Régionale de Santé Nord-Pas-de-Calais, en collaboration avec  l’ensemble des CPAM de la région, le RSI et la MSA, ont lancé une campagne régionale appelée « Une grossesse sans alcool, c’est l’affaire de tous ! » et financée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nord – Pas-de-Calais.

A destination des professionnels de santé – Centres Hospitaliers, gynécologues, laboratoires, maternités, médecins généralistes, pédiatres, pharmaciens, sages-femmes…- et des professionnels de la petite enfance tels que les PMI,  cette campagne est également déployée pour le grand public. Affichages, brochures, internet, réseaux sociaux, campagnes radio et TV… l’enjeu est que le message soit le plus largement diffusé et repris dans la population.

Cette campagne est menée en partenariat avec l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA 59-62), l’association ECLAT-GRAA, les centres d’alcoologie, les centres hospitaliers, les centres de protection maternelle et infantile (PMI), les centres sociaux, les réseaux de santé périnatals : Bien naître en Artois, Ombrel, Pauline, Réseau Périnatalité Hainaut, l’URPS Médecins libéraux Nord - Pas de Calais, et de nombreuses associations œuvrant dans le domaine des addictions.

Document(s) à télécharger

Contact

Presse & Cie
Laetitia Munoz
06 20 49 90 39

Visuel(s) HD